Exposition: Henriette et Jules Flandrin: une histoire d'amour

Artiste: Deloras Henriette, Flandrin Jules
Date: 17/09/2011 - 25/09/2011


Un patrimoine vivant

A la rencontre des Corençais, je découvre, caché derrière nos vieilles demeures bâties sur le rocher, enraciné à labri de la colline, un patrimoine vivant. Recueillons vite la mémoire des Corençais.

Cest dans lintimité de sa demeure familiale que Jules Flandrin nous a reçus pour nous parler de ses parents, dun couple aimant dartistes passionnés.
Dans la pénombre de cette ancienne maison corençaise, propriété de la grand-mère dHenriette se dégage un parfum dimmense tendresse. Les instantanés de leurs vies sécrivent et couvrent les murs de couleurs. Je remercie très chaleureusement Jules Flandrin pour laccueil amical quil nous a réservé. Grâce à sa généreuse collaboration, il nous permet dexposer tableaux, carnets de croquis de son père Jules Flandrin, premières esquisses peintes de sa mère Henriette Deloras. Il nous ouvre ses albums photos, souvenirs dun passé heureux, toute une époque, un patrimoine vivant.

Il évoque les souvenirs dune vie denfant peu ordinaire : « On memmenait partout, au théâtre, au cinéma, au café [] Rue Montorge, les filles du Johns, la boîte de nuit voisine derrière le Majestic, venaient poser pour ma mère [] Lorsque mes parents se rendaient à Paris, cest ma grand-mère qui me gardait à Corenc. »

Avant de nous séparer, nous traversons le chemin Malanot. Surplombant la vallée, au bout dun pré envahi dherbes folles, se trouve le platane où son père perché sur les antiques branches jouait du violon dont les notes parvenaient jusquà la maison dHenriette ; il y a aussi "le pavillon" où lon rangeait le matériel de peinture, maintes fois reproduit dans les tableaux de Flandrin. « Mon père disait : on va faire le chemin Malanot ! et il peignait des cavaliers Ma mère faisait du pastel, essuyait ses mains sur son manteau de velours Jai beaucoup dessiné avec mes parents, comme ça, comme le font tous les enfants on baignait là dedans »

Henriette, croqueuse de vie, fragile et déterminée, artiste passionnée autant que mère attentive et douce « maman chatte », Jules, à la curiosité toujours en éveil, musicien, peintre avant-gardiste aux compositions à léquilibre classique, cest ce que nous racontera encore « petit Julot » le fils des deux artistes, lors des deux visites commentées organisées les 17 et 18 septembre à 15 h dans les salons de la Condamine.
Henriette Deloras et Jules Flandrin une exposition à voir avec un autre regard, celui de lintimité dune belle histoire damour.

Durant l'exposition, organisée à l'occasion des Journées européennes du patrimoine 2011, le tableau "Un ange, hommage à Haendel" dit "l'Ange bleu" de Jules Flandrin, récemment restauré, sera présenté au public.

Jeanine Maia Favier





Galerie d'images