Exposition: Peintres Haïtiens

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Date: 06/02/2013 - 12/02/2013


Les peintres haïtiens à Corenc Du 6 au 12 Février 2013 inclus, La Condamine, où s’est établie une tradition reconnue d‘hospitalité pour les arts plastiques, accueille une exposition/vente d’œuvres haïtiennes intitulée « Haïti, l’art de renaître ». Ce sera la deuxième manifestation issue d’une collaboration entre l’association, chère aux Corençais, « Culture et Patrimoine de Corenc », le club Rotary « Grenoble Drac/Romanche » et l’APAM. Rappelons que l'Association pour la Promotion des Arts du Monde, créée en 1989, par Marie-Françoise Matouk, fonctionne sans aucune subvention. Ses revenus sont constitués uniquement du produit des ventes des tableaux qu'elle achète, entre autres, en Haïti. L’APAM poursuit trois buts : • Promouvoir les productions des artistes plasticiens des pays sous-développés. • Affecter tous les bénéfices réalisés sur les ventes à des oeuvres humanitaires. • Permettre à tous de s'offrir une oeuvre de qualité pour un prix abordable L'achat des œuvres, par l'Association, dans leur pays d'origine, aide directement les artistes de ces pays et leurs familles souvent nombreuses. Puis les œuvres, revendues un peu partout à travers la France, dégagent des bénéfices qui permettent à l’APAM de financer un certain nombre d'actions humanitaires. Les projets soutenus par l’APAM-Haïti (source:apam-haiti.pagesperso-orange.fr/) - L'école et le dispensaire St Alphonse L'école et le dispensaire St Alphonse sont situés au coeur du bidonville de la "Cité Soleil" à Port-au-Prince ou 500 000 personnes vivent dans le plus grand dénuement, l'insécurité, les immondices ; ils fonctionnent sous la responsabilité de l'organisation "SOS ENFANTS" ; et scolarisent 450 enfants jusqu'à l'équivalent de la troisième ;. APAM continue à financer 40% à 50% du fonctionnement de St Alphonse. - Le foyer Alice Garoute Le foyer Alice Garoute de la ligue féminine d'action sociale, situé à Cazaux près de Port-au-Prince, accueille et forme aux tâches ménagères et agricoles, ainsi qu'à la puériculture, des jeunes filles de la campagne pauvres, souvent orphelines. Son dispensaire accueille aussi les enfants dénutris et leur mère. APAM finance là aussi environ 50% du fonctionnement. - Le centre culturel Alcibiade Pommayrac Le Centre Alcibiade Pommayrac a été construit il y a vingt cinq ans par Madame Rossillon, qui en finance, depuis lors, le fonctionnement. Des enfants de familles très modestes, y sont instruits de la onzième aux bacs français et haïtien. APAM supporte le coût d’un repas par jour pour les 800 élèves et offre des bourses aux meilleurs, après bac, pour des études supérieures, principalement à l’Ecole supérieure d’informatique d’Haïti. Le séisme a détruit le bâtiment de l’Ecole primaire ; les enfants étaient heureusement rentrés chez eux. Pour reconstruire, l’APAM a lancé une collecte dont le bon résultat devrait parvenir à financer entre le quart et le tiers de cette reconstruction. Les cours ont cependant repris dans des bâtiments provisoires. - La mission de la charité de Mère Térésa Depuis peu l’APAM a aussi décidé d’aider les Sœurs de la Mission de la Charité de Mère Térésa à réparer certaines de leurs maisons pour enfants et orphelinats à Port-au-prince, à Jacmel, aux Cayes, à Jérémie, aux Gonaïves, à Port-de Paix et Hinche. dévastés lors des cyclones qui ont affecté Haïti - Le micro-crédit Depuis 2007, l’association a décidé de compléter son action en Haïti par une activité de micro-crédit. L’intervention du Rotary: Face à l’ampleur d’un désastre, comme le séisme qui a ravagé Haïti, chacun a un sentiment d’impuissance. Ce désastre a été suivi d’un autre : l’arrivée du cholera, jusqu’alors absent de l’île et amené, sinistre paradoxe, par des casques bleus venus secourir la population. Celui qui se sent solidaire des sinistrés peut croire à une certaine malédiction et douter de l’efficacité des millions collectés par les ONG. C’est pourquoi, pour se confronter directement aux problèmes humains, le club Rotary « Grenoble Drac- Romanche » cherche des partenaires présents sur le terrain comme l’APAM et des actions pérennes. Dans cet esprit, début février, il renouvelle avec cette association l’opération de vente de tableaux qui fut un succès il y a 3 Car, passée l’émotion, il reste la misère et, au milieu des ruines, il faut réintroduire l’espoir. Dans l’obscurité et le chaos, il faut réintroduire une lumière. Cette lumière, et toute la luxuriance des couleurs de la vie, le peuple Haïtien sait fort bien les trouver en lui- même, dans la création d’un l’art plus fort que tous les malheurs. Mais pour soutenir son élan artistique, il a besoin d’une solidarité durable et de la plus large reconnaissance que son talent justifierait d’ailleurs à lui seul. « Un peuple d’artistes habite Haïti ». Malraux, 1975. (1) La peinture haïtienne trouve sa richesse dans la diversité





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